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Le white-washing au sein du divertissement québécois

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Le white-washing au sein du divertissement québécois

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Depuis quelques jours, la bande-annonce d’Escouade 99, une adaptation de la fameuse émission Brooklyn 99, fait polémique pour son white-washing. Lors d’une décision fortement controversée, les producteurs de l’émission ont décidé de modifier les rôles d’Amy Santiago et de Rosa Diaz, deux personnages importants de Brooklyn 99 pour des rôles de femmes québécoises. Ce n’est pas la première fois que la sphère médiatique québécoise est accusée pour son manque de diversité. Avec les mouvements sociaux actuels, tels que Black lives matter, la population québécoise se rend compte davantage des injustices que les BIPOC (black, Indigenous and people of color) rencontrent au courant de leur vie et le manque de représentation médiatique en fait partie. 

L’importance de la représentation
Selon Carlos Cortes, un historien et auteur du livre « The Children Are Watching : How the Media Teach About Diversity », l’univers médiatique éduque le public sur les minorités et les groupes ethniques. De plus, les médias n’influencent pas seulement la façon dont les membres issus des minorités sont perçus, mais aussi comment ces derniers se perçoivent. La représentation médiatique est donc primordiale. Mélanie Riel (agente d’artistes) déplore également le fait que le divertissement québécois ne représente pas les milieux urbains adéquatement et se concentre plus sur les populations rurales.

Une province multiculturelle non représentée
Au Québec, nous avons la chance d’être une province multiculturelle où plus de 15% de la population provient de minorités visibles. Sur l’île de Montréal, ce pourcentage s’élève à 25%. Pourtant, cette réalité est très faible (même absente) au sein de notre divertissement. Plusieurs scandales sur ce sujet ont vu le jour ces dernières années. Il y a quelques mois, les nominations du Gala Artis ont suscité des réactions quant à leur manque de diversité. La production théâtrale SLAV s’est vu annulée après de nombreuses plaintes sur le fait que la production ancrée dans des traditions d’esclaves afro-américains soit menée par une distribution blanche.

Dans le cas d’Escouade 99, il est possible de comprendre que les deux rôles latinas ne représentaient pas la population québécoise aussi bien que celle de Brooklyn. Malgré le fait que la ville de Québec possède une faible population hispanique, ces rôles auraient pu être adaptés comme des personnages issus d’une autre minorité visible importante au Québec, comme le souligne Melissa Fumero, l’actrice incarnant Amy Santiago dans Brooklyn 99.

Ce manque de représentation n’est pas nouveau, mais l’annonce d’Escouade 99 illustre encore une fois le manque de représentation juste de la société québécoise. 

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