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Comment la pandémie impacte l’accès à l’avortement au Canada

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Comment la pandémie impacte l’accès à l’avortement au Canada

Photo par Christopher Boswell sur Unsplash

Avec la pandémie actuelle, les gouvernements à travers le monde interdisent les services non essentiels, dans l’espoir de ralentir la propagation du virus. Bien que le gouvernement canadien nous ait assuré que les services d’avortement sont essentiels et resteront ouverts, ils sont limités dans de plus en plus de pays, comme l’Italie, l’Irlande et, plus récemment, les États-Unis. Le Canada a restreint l’accès à certains services de santé sexuelle jugés non essentiels, comme les tests de dépistage des ITS et les “tests pap”. Voici comment la pandémie affecte les services d’avortement au Canada.

Environ 1 femme sur 3 avortera avant l’âge de 45 ans, et ce nombre augmentera probablement dans notre contexte actuel. En effet, selon Jen Villavicencio, M.D., une obstétricienne gynécologue et pratiquant des avortements, les raisons pour lesquelles les femmes demandent un avortement ne disparaîtront pas pendant cette pandémie. Au contraire, les problèmes de santé, les barrières financières et les diagnostics graves augmenteront probablement au cours de cette crise.

De plus, selon une étude de 2016 au Texas, un État qui a de nombreuses restrictions en matière d’avortements, les femmes au Texas sont 3 fois plus susceptibles de tenter de mettre fin à leur grossesse par elles-mêmes que les autres femmes. De telles interruptions de grossesse sont très risquées, en fait, elles entraînent 350 décès pour 100 000 avortements. Par conséquent, une restriction majeure à l’avortement aurait indéniablement un impact négatif, mais qu’en est-il d’imposer un délai à toute procédure d’avortement? Selon les chiffres, les avortements deviennent plus risqués au fil de la gestation. Les avortements pratiqués après 21 semaines ont un taux de 8,6 décès pour 100 000 cas, comparé à ceux pratiqués avant 8 semaines qui ont un taux de 0,1 décès pour 100 000 cas.

Bien que le Canada ne fera probablement pas face à une possible interdiction de l’avortement comme les États de l’Ohio, du Texas, du Mississippi et du Kentucky, les femmes qui ont un avortement tardif, pratiqué en cas d’anomalies ou de risques graves pour la santé de la mère, sont à risque. Habituellement, ces femmes sont envoyées dans des cliniques spécialisées aux États-Unis parce qu’il n’y a pas de clinique qui les effectue au Canada, mais avec la pandémie, les voyages aux États-Unis sont très limités.

Cette pandémie pourrait également avoir un impact sur le stock de Mifegymiso, le médicament donné pour interrompre la grossesse sans intervention chirurgicale. Il s’agit de la méthode optimale actuellement, car le contact en personne doit être limité. En effet, le mois dernier, il y avait une pénurie de ce médicament en raison de la pandémie. La pénurie de Mifegymiso a été causée par une livraison reçue en retard. Ce médicament est fabriqué en Europe, un continent fortement touchée par le virus, ainsi le colis a dû rester à Montréal pour la sécurité des employés.

Cette pandémie pourrait également avoir un impact sur le stock de Mifegymiso, le médicament donné pour interrompre la grossesse sans intervention chirurgicale. Il s’agit de la méthode optimale actuellement, car le contact en personne doit être limité. En effet, le mois dernier, il y avait une pénurie de ce médicament en raison de la pandémie. La pénurie de Mifegymiso a été causée par une livraison reçue en retard. Ce médicament est fabriqué en Europe, un continent fortement touchée par le virus, ainsi le colis a dû rester à Montréal pour la sécurité des employés.

De plus, en fonction de la province, les cliniques d’avortement ont modifié un aspect important pour les femmes qui se font avorter, elles ne seront plus autorisées à ramener une personne de support en raison de la pandémie.

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