Société

La polémique de la loi 21

Publié

La polémique de la loi 21

La loi sur la laïcité de l’État (loi 21) a été instaurée par le gouvernement de la CAQ. Cette loi empêche les travailleurs de l’État en position d’autorité de porter des signes religieux lors de leurs fonctions professionnelles. Afin de faire passer cette loi, le gouvernement a dû utiliser la clause dérogatoire sur l’article 2a de la charte canadienne des droits et libertés. Ainsi, le gouvernement a dû omettre la partie de la charte sur la liberté de religion afin de faire passer cette loi.

Cette loi a semé une réelle polémique et controverse, tant au Québec qu’au reste du Canada. À l’Assemblée nationale, cette loi a été fortement appuyée par le Parti Québécois alors que Québec Solidaire et le Parti libéral du Québec l’ont fortement dénoncé. On se souvient que le Parti Québécois avait tenté de passer une loi semblable en 2012 avec sa charte de la laïcité, ce n’est donc pas surprenant que ce parti politique se positionne en faveur d’une telle loi. De nombreuses manifestations ont eu lieu pour démontrer le mécontentement d’une partie de la population envers la mise en place d’une loi qui déroge la liberté religieuse. La mairesse de Montréal, Valérie Plante a exprimé son opposition face à cette loi et s’est dite préoccupée par les répercussions qu’une loi de la sorte pourrait avoir sur les minorités. La commission scolaire EMSB a décidé de poursuivre en justice le gouvernement provincial sur le plan de la discrimination des genres, puisqu’elle semble s’en prendre de manière disproportionnée aux femmes musulmanes voilées. Cette loi ne pouvant pas être contestée sur le fait qu’elle viole les libertés de religion des Canadiens et Canadiennes ( tel qu’indiqué précédemment, le gouvernement a fait usage de la clause dérogatoire sur l’article 2a) peut être cependant contestée sur l’égalité des genres, n’ayant pas attribué de dérogation à ce sujet.

Au Québec, c’est plus de 66% de la population qui est en faveur de l’interdiction des signes religieux chez les fonctionnaires en position d’autorité. Ceci n’est cependant pas uniquement un sentiment présent dans la province du Québec. Bien que les villes de Calgary et de Toronto aient voté des motions condamnant la loi 21, un sondage Léger a révélé que 34% des Albertains et 42% des Ontariens sont en faveur de l’interdiction de signes religieux dans la fonction publique.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *