Photo par Tim Gouw sur Unsplash

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Depuis presqu’un an, les étudiants universitaires (et certains au niveau collégial) se retrouvent à suivre leur cursus en ligne. En plus de l’adaptation à un enseignement numérique, la communauté étudiante a dû faire face à de nouveaux défis sociaux et économiques engendrés par la pandémie. De nombreuses pétitions réclamant une diminution ou un remboursement de certains frais présents sur les factures étudiantes ont fait surface sur différentes plateformes.

Selon Jade Marcil, présidente de l’Union étudiante du Québec, cette situation a sensiblement augmenté la précarité dans laquelle se retrouve les étudiants, autant d’un point de vue psychologique que financier. En effet, selon l’enquête « Sous ta façade » de l’Union étudiante du Québec, l'isolement, la précarité financière causée entre autre par la perte d’emplois étudiants et le fait qu’il y a moins d’emplois disponibles, ainsi que l’incertitude ont d’importants impacts négatifs sur la santé psychologique de cette communauté.

Quant aux coûts de la facture étudiante, Jade Marcil trouve important de distinguer les droits de scolarité (frais de cours) des autres frais afférents à la vie universitaire. Selon elle, « le 86$ par crédit universitaire, c’est un non-sens de venir diminuer sa valeur [car il ne faudrait] pas dévaloriser tous les cours, parce qu’il y a certains cours qui ne sont pas de qualité .» Elle explique que « ce qu’on entend beaucoup de la part des étudiants puis des étudiantes c’est que les services ne sont pas les mêmes.» Elle indique que plusieurs mentionnent qu’ils n’ont pas accès à autant de soutien, qu’ils ne peuvent pas aller sur le campus, ou  dans les installations sportives. «C’est vraiment ces frais-là qui sont individuels à chaque université que les étudiants et les étudiantes sont tannés de payer si les services ne sont pas accessibles.» mentionne-t-elle .Elle indique que les universités devraient prendre exemple sur l’Université de Sherbrooke qui a offert des remboursements, après que l'institution ait « reconnu que ce n’est pas vrai qu’elle offre 100% le même service avec la pandémie, et [...] a reconnu que ses étudiants et étudiantes méritent un retour financier.»

Bien qu’elle reconnaît que de nombreuses universités aient bonifié et élargi leurs fonds d’urgence (entre autres grâce à des contributions gouvernementales), la présidente de l’Union étudiante du Québec insiste que les institutions doivent faire preuve de flexibilité, transparence et reconnaître les effets de la pandémie sur la communauté étudiante.

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