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La position contradictoire du gouvernement Legault sur les droits des autochtones

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La position contradictoire du gouvernement Legault sur les droits des autochtones

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Le projet de loi C-92, soit la «loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis», déposée à la Chambre des communes le 29 avril 2019, est finalement mis en place par Ottawa. Cette loi permettant une plus grande autonomie des nations autochtones a été fortement contestée par le gouvernement Legault. Auparavant, c’était les gouvernements provinciaux qui géraient le placement des enfants autochtones dans les familles d’accueil. Par le biais de cette loi, ce sont les nations autochtones qui gèreront leur propre protection de la jeunesse, leur donnant ainsi une plus grande autonomie. Cependant, le gouvernement québécois adoptent une position contradictoire sur l’adoption et l’application de cette loi.

La situation des autochtones en famille d’accueil est urgente. En effet, tel que le commissaire Viens le décrit dans son rapport du 30 septembre, il est nécessaire que le contrôle exercé par les gouvernements provinciaux en matière de la protection de la jeunesse autochtone soit réduit. Les enfants autochtones comptent pour plus de 50% des enfants qui sont placés en famille d’accueil, alors qu’ils représentent que 7.7% des enfants à travers le Canada. Bien qu’elle ait été développée en collaboration avec certains groupes autochtones, cette loi est loin d’être appréciée par l’ensemble des premières nations. . Certains activistes autochtones accusent Ottawa de proposer une solution unique pour une multitude de communautés qui ont toutes des besoins et des défis différents. Cette loi nécessiterait des modifications additionnelles.

La ministre québécoise responsable des Affaires autochtones a dénoncé cette loi, indiquant qu’Ottawa s’appropriait une compétence provinciale. En effet, la protection de la jeunesse relève de l’autorité des provinces sous la constitution canadienne. Ultimement, cette position est contradictoire puisque d’un côté ce gouvernement promeut une certaine autonomie des nations autochtones et d’un autre côté il souhaite l’en empêcher puisque cela serait «anti-constitutionnel».

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