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Voici ce que vous devez savoir au sujet des manifestations des autochtones

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Voici ce que vous devez savoir au sujet des manifestations des autochtones

Photo par Wicliff Thadeu sur Unsplash

Si vous avez tenté de faire le voyage Montréal-Toronto ou Montréal-Ottawa en train, vous avez surement remarqué que plusieurs voies ferrées à travers le Canada sont bloquées par certaines nations autochtones, mais pourquoi ce blocage ?

La situation
Le territoire Wet’suwet’en, situé en Colombie-Britannique, est un territoire non cédé, ce qui signifie que ce territoire n’a pas été cédé ou acquis par le gouvernement. Ainsi, le gouvernement n’a aucune réelle juridiction sur ce territoire. Malgré le fait que c’est généralement les nations autochtones qui ont autorité sur le territoire en question, il s’agit plutôt d’une zone grise. Les manifestations ont débuté suite à la décision du gouvernement provincial de supporter le gazoduc « Coastal GasLink » de plus de 670 km de long qui couterait plus de 6.6 billions $.

Ce projet de gazoduc diviserait le territoire des premières nations des Wet’suwet’en en deux, les chefs héréditaires de cette nation autochtone s’y opposent fortement.

Malgré le fait qu’aucun chef héréditaire de cette nation n’ait donné son consentement face à ce projet, l’entreprise responsable de ce gazoduc a obtenu le consentement de 20 conseils de bande qui ont été élus par les Premières Nations qui seront impactées territorialement par ce projet. Cinq de ces vingt conseils de bande représentaient la nation Wet’suwet’en. Les chefs héréditaires disent que les conseils de bandes n’ont aucune autorité pour prendre cette décision.

Depuis la déclaration de ce projet, les manifestations se multiplient à travers le Canada prenant pour forme le blocage des voies ferrées. Selon un manifestant mohawk de Kahnawake qui a participé au blocage au sud de Montréal, c’est « symbolique de manifester notre mécontentement près de rails de train qui traversent notre territoire ».

Le ministre fédéral des Transports pour sa part reconnait que les moyens de pression des opposants au projet Coastal GasLink ont un fort impact sur le transport des marchandises et des résidents canadiens qui souhaitent se déplacer d’une province à l’autre.

Une opinion divisée
Malgré les nombreuses manifestations, l’opinion au sein de la nation Wet’suwet’en est tout de même très divisée. D’un côté, il y a toutes ces personnes qui s’y opposent, car cela aura un impact sur le territoire en question, sur leur eau et sur leur vie, et de l’autre côté il y a ceux qui perçoivent un avantage économique. Joseph Skin, faisant partie du « Skin Tyee band », une communauté de plus de 134 personnes faisant partie de la première nation des Wet’suwet’en, a dit que les membres de sa communauté vivent3 dans la pauvreté et que ce projet leur donne l’opportunité d’un meilleur futur. Il mentionne que c’était une décision difficile de signer l’entente pour ce projet, mais que c’était nécessaire.

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