Comment les réseaux sociaux peuvent servir de vecteur social

Photo par Saulo Mohana sur Unsplash

Les médias sociaux et la technologie sont souvent vus négativement. Par exemple, ils impactent négativement les interactions humaines, ils affectent à la fois la santé psychologique et physique. De plus, selon des études, de nombreux milléniaux et membres de la génération Z ont développé une dépendance aux médias sociaux et à leurs téléphones. Bien que l’accessibilité à la technologie ait ses effets négatifs, nous avons tendance à oublier son rôle positif. Les réseaux sociaux nous permettent de connecter les uns avec les autres, de répandre des mouvements sociaux ainsi que de planifier la logistique des manifestations avec plus de facilité qu’auparavant. Voici comment l’accessibilité à la technologie joue un rôle important en tant que vecteur de changement social.

Se rendre justice soi-même
Récemment, des victimes de harcèlement sexuel, d’agression et d’abus sexuels ont dénoncé publiquement, via leurs réseaux sociaux, leur abuseur. Lorsqu’une agression sexuelle est signalée, les chances que la victime obtienne justice ne sont pas grandes. En effet, au Canada, seulement 1 agression sexuelle sur 10 entraîne une condamnation criminelle selon Statistique Canada. De plus, seulement 6% des agressions sexuelles sont signalées. Parce que les systèmes judiciaires ont tendance à échouer ces victimes, ces dernières se font justice par eux-mêmes en utilisant leurs plateformes sociales, telles qu’Instagram, Twitter et Facebook.

L’impact des médias sociaux sur les mouvements sociaux
Les victimes d’injustice sociale utilisent leurs propres téléphones et réseaux sociaux pour filmer et faire connaître les injustices qui leur sont infligées. Par exemple, la raison pour laquelle nous sommes au courant des camps de « rééducation » en Chine, qui ont été discuté dans cet article, est que certains Ouïghours ont faufilé leur téléphone dans les camps et ont exposé la situation. De cette prise de conscience internationale, le mouvement « Libérez les Ouïghours » a émergé.

C’est en partie grâce aux vidéos mises en ligne, où des personnes sont victimes de discrimination raciale et de crimes raciaux, comme a été le cas de George Floyd, par exemple, que les gens sont plus conscients de cette réalité qu’auparavant.  Effectivement, le mouvement « Black lives Matter » a atteint autant de personnes en raison de ces vidéos. Bien que justice n’ait pas encore été rendue dans la plupart des cas, les gens ont pris conscience de cette réalité grâce aux réseaux sociaux, et cette prise de conscience est la première étape pour obtenir justice. Au Canada, Joyce Echaquan, une femme atikamekw décédée le 28 septembre 2020, a enregistré une vidéo Facebook Live montrant à quel point elle a été maltraitée par le personnel de l’hôpital. Echaquan était allergique à la morphine ce qu’elle a mentionné aux infirmières, mais les infirmières se sont moquées d’elle, se sont montrées racistes à son égard et lui ont donné de la morphine. Si ce n’était pas pour cette vidéo, nous ne saurions pas ce qui s’est passé.

Bref, bien que les médias sociaux et l’accessibilité à la technologie aient leurs effets négatifs, ils ont contribué à la justice sociale.

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