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Pourquoi devriez-vous porter attention à la crise du logement ?

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Pourquoi devriez-vous porter attention à la crise du logement ?

Photo par Justin Bisson Beck sur Unsplash

Le budget fédéral de 2020 a été annoncé. Plusieurs regroupements ont dénoncé l’absence d’un budget de logement au Québec, alors qu’une crise du logement est en plein essor, augmentant les prix de location et rendant la disponibilité des logements sociaux encore plus rare qu’auparavant.

Le Directeur parlementaire du budget a fait part mercredi dernier des montants accordés à chaque province canadienne en ce qui concerne le logement. Le budget fédéral total est d’environ 5.8 G$. Contrairement aux autres provinces, le Québec n’a toujours rien obtenu de ce budget puisque les négociations sont toujours en cours. Face à la crise du logement actuel, certains sont outrés par le temps que prend le Québec a trouvé une entente avec le Canada en matière de transferts fédéraux alloués au logement. Selon l’organisme FRAPRU, le gouvernement québécois semble trainer des pieds malgré l’urgence de la situation.

En 2019, c’est à peine 835 logements sociaux qui ont été bâtis au Québec, certains militent pour que les personnes qui nécessitent ces logements y aient accès. Le FRAPRU et plusieurs manifestants réclament d’ailleurs que le gouvernement alloue un plus grand fonds pour les logements sociaux et qu’il y consacre dans son budget, les fonds nécessaires à 50 000 logements sociaux sur un délai de 5 ans. Le FRAPRU mentionne que de plus en plus de promoteurs immobiliers ciblent des édifices où les locataires paient des loyers plus bas, les achète pour ensuite revendre ce même endroit plus cher tout en chassant les locataires.

Cette réalité est encore plus vraie pour les femmes. Avec un salaire moyen inférieur de 15% à celui des hommes, elles sont dans une situation précaire selon Valérie Giker Létourneau, porte-parole de l’R des centres de femmes du Québec. En effet, elle indique que l’inégalité salariale dont elles souffrent les met à risque d’être mal logées et de ne pas pouvoir contester lorsqu’elles sont chassées d’une résidence. Cette précarité peut devenir nocive et restreindre une femme à rester dans un environnement dangereux. Louise Riendeau, porte-parole du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, indique que plusieurs femmes vont rester dans une relation violente, par fautes d’avoir des ressources d’hébergements mises à leur disposition.

Malgré le fait que le Québec n’agit pas rapidement, la ville de Montréal tente d’améliorer la situation. En effet, le 17 février dernier, la mairesse de Montréal a annoncé que la ville de Montréal détenait dorénavant le droit prioritaire de refus sur les propriétés qui rentrent dans le marché dans les quartiers clés afin d’améliorer la situation des logements sociaux. Il s’agit de la première ville au Québec à détenir ce droit. En bref, ce droit permettrait à la ville de cibler les propriétés à utiliser en tant que logements sociaux, cette dernière aura 60 jours afin de décider de s’ils vont acheter le terrain une fois qu’il sera disponible. L’administration Plante a promis de créer plus de 12 000 nouveaux logements sociaux à Montréal.

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