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La taxe rose est-elle un mythe ?

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La taxe rose est-elle un mythe ?

On entend souvent dire qu’être une femme coute cher. Bien que cette expression est souvent utilisée dans des situations comiques, ces prix sont enracinés dans l’inégalité des étiquetages et prennent avantage des consommatrices féminines.

Dans le jargon populaire, la taxe rose est souvent considérée comme étant un gonflement des prix des produits hygiéniques et sanitaires dédiés aux femmes. Cette référence, à tort, confond la taxe rose avec la taxe tampon, insinuant qu’ils affectent uniquement les produits exclusivement féminins.

Ce n’est malheureusement pas le cas. La taxe rose est un gonflement des prix des versions féminines de produits courants. Ces produits comprennent des produits de soins personnels, des calculatrices, des jouets pour enfant et même des médicaments.

Selon un recensement de la compagnie ParseHub, les femmes payent 43% plus cher pour des produits personnels que les hommes au Canada. Pour la même quantité, les femmes payent 497$, alors que les hommes payent 282$ par année pour des produits personnels essentiels tel du savon, du déodorant et des rasoirs.

La taxe tampon quant à elle est une taxe imposée sur les produits menstruels (serviettes sanitaires, tampons, etc.). Souvent ces produits se voient considérés comme étant des produits de luxe, alors qu’ils sont une nécessité. Le 1er juillet 2015, le gouvernement canadien a mis fin à la taxation de ces produits en tant que Bien et Services. Cependant, le prix de ces produits est encore souvent critiqué, vu qu’il est encore affecté par des taxes d’importation. Ailleurs dans le monde, plusieurs revendications d’élimination d’une taxe tampon sont demandées. Aux États-Unis, 22 États ont pris des mesures pour diminuer ou éliminer une taxe imposée sur ce type de produits. En Allemagne, leur taxation passera de 19% (produits de luxe) à 7% (produits quotidiens) le 1er janvier prochain.

Alors que la taxe rose est une pratique courante qui peut sembler difficile à changer par les consommatrices, l’égalité salariale continue à être un enjeu que doivent combattre les femmes. Bref, les femmes font encore 87 cents pour chaque dollar gagner par un homme, mais doivent payer plus pour des nécessités ainsi que des produits courants.

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